Article du 12 janvier 2015 – Le Parisien

Allard Emballages, c’est une affaire de famille, de deux familles : les Allard et les Maillard. Tout commence en 1928, quand Adrien Allard rachète une papeterie à Brive (Corrèze) et créé sa société. En 1945, il investit dans la construction d’une cartonnerie sur ce même site. L’entreprise se développe au rythme de l’économie française et est en pleine reconstruction après la Seconde Guerre mondiale. En 1952, la société s’agrandit avec le rachat d’une papeterie dans la Sarthe à Aubigné-Racan, puis, en 1963, c’est la cartonnerie de Compiègne qui voit le jour. Entre 1973 et 1975, Allard Emballages entame un processus de modernisation et de rationalisation de son outil de production. Brive arrête sa production de papier, la papeterie sarthoise se développe. En 1998, Allard veut conquérir le marché européen et devient le seul représentant français du réseau commercial pour le carton ondulé « Alliabox ». En 2000, la cartonnerie de Saint-Vulbas sort de terre. Alors qu’on en dénombrait 70 en 1990, Allard est l’une des dernières entreprises à capital exclusivement familial. En avril 2012, Adrien Allard décède. Après quatre-vingt-cinq ans de gestion familiale, les héritiers décident, en février 2013, de céder la totalité du capital au Groupe Valois. Laurent Maillard en devient le PDG, son frère Eric, le directeur général. Eux, ce sont les investisseurs. Ils se sont lancés dans ce secteur en 1992 quand ils ont repris une petite cartonnerie à Fleurines. Le groupe se développe et emploie, en 2013, 191 personnes dans sept sociétés : Cartonneries du Valois, Valois Logistique, Valois conditionnement, Séco Bois à Fleurines, Empacabois implantée dans l’Eure Empacabois, dans Thivembal dans les Yvelines et JPG Emballage acquise en 2011, également dans l’Oise. Le rapprochement de ces deux sociétés n’est pas le fruit du hasard. Elles ont de nombreux points communs en plus du secteur d’activité : un actionnariat familial et l’esprit industriel.

Lire l’article sur le site du Parisien